Au nom des ponts
Marie-José VISCARD est professeur à la retraite.
Elle a tenu, pendant ces deux années de temps libre, à écrire des souvenirs reflétant la vie d’une Guadeloupéenne des soixante dernières années.
A travers une partie de son histoire, c’est celle de son pays, la Guadeloupe, qu’elle a voulu revisiter en présentant quelques aspects parfois méconnus.
L’actualité récente a aussi été prise en compte. Appel à l’amitié, à la solidarité entre les individus et les peuples, tel est le message qu’elle a voulu faire passer, d’où le symbole des ponts… XIXème – XXème siècles.
L’impromptu de Carnot (poéthéâtre)
Indéniablement, le Lycée Carnot de Pointe-à-Pitre reste un haut-lieu de la mémoire collective de la Guadeloupe. Beaucoup d’hommes et de femmes qui, à des titres divers, ont marqué l’histoire de cette île en ont été les prestigieux élèves.
En 2014, nombre de manifestations ont été organisées (visites guidées, conférences-débats, tables rondes, expositions, spectacles, appels à témoignages sur le net, etc…) pour célébrer son 130ème anniversaire.
Inspiré par cet événement, L’impromptu de Carnot (poéthéâtre) entend, à sa manière, rendre hommage à cet établissement quasi mythique ainsi que, toutes générations confondues, aux professeurs, lycéens, surveillants et agents (célèbres et/ou anonymes) qui en ont fait la renommée.
Immigration haïtienne dans la Caraïbe
Le bassin Caraïbe, caractérisé dès l’origine par la circulation des personnes, des biens et des services, est un carrefour de mondialisation. Cependant, l’absence d’une politique migratoire commune semble révéler le faible degré d’intégration entre les peuples qui partagent cet espace. L’IMMIGRATION HAITIENNE DANS LA CARAÏBE se veut être un cri citoyen sur les obstacles à l’émergence d’une politique favorisant l’unité de ces peuples qui ont un héritage commun au point de vue géographique, historique et culturel. A travers cet ouvrage, destiné aux curieux d’Haïti et de la Caraïbe, des chercheurs, avec des sensibilités et des compétences différentes, nous livrent leurs analyses pour comprendre les enjeux que représente l’immigration haïtienne au carrefour de la Caraïbe. Ils nous livrent aussi leurs observations sur les défis d’intégration que représente la situation des migrants haïtiens dans les îles voisines et qu’ils côtoient dans ces pays représentés : Guadeloupe, Martinique, Saint-Martin, Guyane française, République Dominicaine, Cuba, Bahamas, les Iles Turques et Caïques. Ces analyses et observations sont complétées par les interpellations de quelques migrants haïtiens qui témoignent de leurs expériences dans les pays d’accueil. Par delà ces expériences et ces analyses, se profile une tentative de définition des relations humaines postcoloniales entre les axes sud-sud et nord-sud.
Couleur de peau, stigmates et stéréotypes
Catégorisation, classification et hiérarchisation des Hommes ainsi que leurs pendants, les stéréotypes et les préjugés sont des éléments communs de la vie en société. Ils s’expriment et se transmettent sous forme de pensée sociale et de représentations sociales.
Comment ces notions s’expriment-elles dans une société post-esclavagiste comme la société guadeloupéenne ?
Comment expliquer que dans cette société, la couleur de peau puisse devenir un stigmate et constituer le déterminant du comportement de nombreux individus dans les interactions sociales et, plus singulièrement, dans le milieu du travail ?
Quels sont les processus sociaux et mentaux d’inculcation qui peuvent amener un Afrodescendant à intérioriser les stéréotypes dont son groupe est la cible pour ensuite les utiliser comme éléments de stigmatisation contre son propre groupe ?
Dans cet ouvrage, l’auteure explicite les mécanismes de création et de transmission des stéréotypes, des préjugés, des éléments de la pensée sociale et des représentations sociales, particulièrement dans une société post-esclavagiste comme la Guadeloupe.
L’accent est mis plus précisément sur l’impact de l’intériorisation inconsciente de ces schémas préétablis de la pensée sur les relations managériales au sein de l’entreprise.
L’auteure donne des pistes pour briser les mythes légitimisateurs qui sous-tendent ces croyances et pour entamer une démarche générale de remise en question et de déconstruction de cette pensée sociale et de ses représentations sociales aux effets particulièrement néfastes.
Comment vaincre la jalousie
La jalousie est une voleuse de bénédictions. Elle a la capacité de dresser des murs presque infranchissables et des pièges quasiment invisibles qu’il faut savoir contourner habilement. Elle est tellement subtile à certains égards qu’elle parvient à se dissimuler derrière un regard, un sourire, un conseil, une amitié, une quelconque aide et même un mariage… L’hypocrisie est son rempart préféré et le mensonge est son outil de prédilection. Si vous ne la démasquez pas à temps, elle arrivera à détruire tout ce que vous avez y compris vous-même.
Il est grand temps de vous réveillez et d’agir. Il ne faut jamais minimiser le pouvoir de la jalousie. Ce livre présente une analyse profonde de la jalousie que vous pouvez subir tout au long de votre vie. De précieux conseils vous aideront à la reconnaître et à la vaincre.
Le vécu de l’auteure vous éclairera sur les aspects sombres et cachés de la jalousie et vous donnera la force de vous battre. Omniprésente dans le monde, elle touche toutes les sphères de la vie quotidienne : la famille, l’amitié, le travail, l’école…
Carnaval guyanais – Traversée littéraire
Le carnaval, sommet et foyer des réjouissances, est au centre de tous les secteurs de la vie guyanaise et s’étale sur environ deux mois, de l’épiphanie au mercredi des cendres. Aussi, il n’est pas étonnant que cette thématique du carnaval ait une place importante dans la production littéraire guyanaise. Ce recueil présente des grands noms attendus, mais aussi des écrivains moins connus, des textes anonymes et des textes inédits. Il permet au lecteur de mieux appréhender l’univers vertigineux du carnaval, de mieux cerner l’imaginaire carnavalesque, de mieux comprendre la perception par les auteurs du personnage clé qu’est le Touloulou.
Durant la période du carnaval, tout se déstructure, puis se restructure. Le temps est suspendu. Les êtres se métamorphosent. Cet ouvrage n’est pas un guide. Il se voudrait juste une invitation à voyager au pays des carnavaliers et carnavalières de Guyane.
Le carnaval se vit mais peut aussi s’expliquer !
Séparation sans retour
La séparation d’une manière générale est difficile à vivre pour tout être. Elle induit de la souffrance chez l’homme et peut provoquer des troubles plus ou moins graves.
Dans le champ de la protection de l’enfance où des familles vulnérables, fragilisées par des situations d’exclusion ont à subir la séparation de leurs enfants, du fait de leurs conditions d’existence, de leurs pathologies ou tout autre limite personnelle, cela pourrait relever de la cruauté si l’objectif premier n’était pas de protéger l’enfant en situation de danger.
Dans son ouvrage « Séparation sans retour ou la problématique du retour en famille de l’enfant en accueil familial ».
Dany HOUBLON JOMBERT, analyse le dispositif d’accueil familial. Elle l’approche sous l’angle du retour à partir du constat d’un nombre important d’enfants faisant l’objet de placement long ou en rupture définitive avec leur milieu d’origine.
Elle s’appuie sur les travaux de spécialistes en sciences humaines, des entretiens avec tous les acteurs de l’accueil familial et son expérience professionnelle.
Son objectif : faciliter le retour en famille d’une majorité d’enfants séparés trop longtemps de leurs parents. Elle affine son analyse par la clarification des concepts, la formulation d’hypothèses. Elle identifie les freins au retour pour préconiser des actions de soutien aux parents en lien avec leurs capacités.
AN KÉ FOUTÉ-W SENJANBÒSKO « Je te mettrai à Saint-Jean-Bosco »
Au cours des années 1950 et probablement jusqu’aux années 1980, le centre Saint-Jean-Bosco remplissait une fonction toute particulière dans l’imaginaire des familles.
Si, dans ce roman, il n’est pas question d’en interroger le fonctionnement, c’est pour concentrer toute l’attention du lecteur sur un aspect très précis de l’évolution de la famille guadeloupéenne, qui, acculée à la recherche d‘une solution institutionnelle, serait subrepticement passée d’un énoncé violent de son amour parental à un agir extrêmement ultime et irrémédiable de ce même amour, agir qui s’étend de la démission à l’infanticide, confirmant la crise que traverse l’institution famille.
Toute l’actualité suscite des interrogations qui nourrissent le débat.
Serait-ce là les prémices d’une conduite suicidaire ?
Y aurait-il une corrélation historico-psycho-sociologique dans ces désirs de placements ?
LIBRES PROPOS CIVIQUES EN PAYS FRANÇAIS D’AMERIQUE 2009 – 2014
LIBRES PROPOS CIVIQUES EN PAYS FRANÇAIS D’AMERIQUE 2009 – 2014
GUADELOUPE – GUYANE – MARTINIQUE
Le pays se dit d’une région envisagée du point de vue d’une certaine identité ou communauté d’intérêts de ses habitants ou encore une entité territoriale créée pour tirer parti de cohérences géographiques, historiques, économiques ou sociales.
Au regard de ce qui est énoncé, ces définitions correspondent parfaitement à la réalité de la Guadeloupe, de la Guyane et de la Martinique et peuvent ainsi être présentées comme des pays français d’Amérique.
Terres aux confluences de plusieurs cultures politique, normative, économique, culturelle et sociale, les pays français d’Amérique suscitent des questionnements sérieux qui invitent le citoyen à la réflexion.
Le présent ouvrage a cette ambition en proposant des gloses sur les institutions, sur la politique économique et sociale, sur les relations internationales et européennes, sur l’écologie. Bien que le propos soit libre, il n’en demeure pas moins empreint de rigueur dans ses développements.
L’ouvrage est une invitation à instaurer le débat, en persuadant le citoyen qu’il est le premier décideur au sein d’une société organisée.
Le plus petit de mes frères
Steve Gadet nous emmène dans une série de réflexions variées avec un fil rouge : l’harmonie d’une société passe par le sort des plus vulnérables. Nos plus grands réformateurs, qu’ils soient politiques, religieux ou issus de la société civile, ont souvent pris comme repère les personnes ayant le moins de ressources pour faire face aux défis de la vie. Parfois ces personnes habitent près de chez nous ou dans nos maisons. Certaines d’entre elles vivent dans les endroits les plus fiévreux et les plus instables de nos îles. D’autres évoluent dans nos entreprises ou dans nos administrations.
Certaines fréquentent les mêmes cercles religieux que nous. Le devoir de ceux qui ont plus de ressources pour faire face aux défis de la vie, c’est d’être ce trait d’union entre eux et les ressources manquantes. Tout cela sans aucune naïveté et sans aucun misérabilisme. Si les plus vulnérables d’entre nous ne sont pas accompagnés, enseignés, défendus, responsabilisés, soignés et écoutés, le climat de paix auxquels nous aspirons tous ne restera qu’un rêve lointain. Comme le disait le Christ il y a deux mille ans, tout commence par le plus petit de mes frères…
Le management du sport à Marie-Galante Cas : le football
Qui dit management parle de gestion. Dans ce domaine, s’est posé à Marie-Galante le problème du développement du football auquel Madame Laporal MANDIL porte un grand intérêt.L’auteur a attribué une grande importance à cette étude qui lui a permis d’ouvrir un horizon dans le milieu du management du sport à Marie-Galante, et plus particulièrement celui du football. Elle a procédé au constat en faisant une analyse des principes directeurs de l’organisation et de la pratique sportive à Marie-Galante, rapportés à la réalité du championnat de football. Après avoir étudié l’organisation du football marie-galantais et déterminé les limites qui s’y rattachent, elle a abouti à cette cruelle conclusion : le championnat de football se porte mal. Dès lors, elle a formulé des perspectives de relance qui sont de nature à asseoir un cadre propice à une démarche managériale au profit du développement du football marie-galantais. Cet ouvrage présente un projet d’association avec comme ambitions : l’ouverture, la revendication et la pérennité. .
Jeunes d’Outre-mer, le cas de la Guadeloupe
Quelles sont vos réflexions « à chaud » quand vous pensez à la jeunesse guadeloupéenne ?« Je pense à fracture, je pense à écartèlement. Nous avons deux jeunesses qui sont aux antipodes l’une de l’autre.On distingue d’un côté une jeunesse globalement déviante qui alterne entre la rue et la prison. D’un autre côté, une jeunesse plutôt lettrée qui peut produire des éléments particulièrement brillants. Entre les deux, des jeunes qui, par envie ou de manière subie, vont devoir exercer rapidement une activité professionnelle.Dans le même laps de temps, ce qui est frappant aujourd’hui, c’est que ces trois jeunesses peuvent se retrouver à l’occasion de manifestations festives (soirée, sound system, etc.), se côtoyer, voire même s’aimer. En effet, « le dément », le délinquant est un objet de convoitise pour la fille à papa. Quand je pense à la jeunesse guadeloupéenne, je pense aussi à duplicité. Les responsables publiques se font les gorges chaudes de la jeunesse, mais il n’y a pas au fond de politiques publiques pensées pour elle, hormis l’éducation nationale. »Pierre-Yves CHICOT – Docteur en droit public – Maître de conférences à la faculté de droit et d’économie Université des Antilles- Pôle Guadeloupe